18.05.2008

Le géant vert versus predator

Je me suis mis dans la tête que ma cuisine n'était pas à sa place. Alors à force de l'imaginer à la place de ma salle à manger, en accès direct sur le jardin, avec le comptoir qui va bien pour prendre le petit déj, en vis à vis avec le salon qui devient la salle à manger, qui aurait elle aussi un accès direct avec le jardin ! Je rêve... Et le salon me direz-vous, que devient-il ? Et bien, après abattement de la cloison qui sépare l'actuel salon de l'actuelle cuisine, j'agrandie la pièce en longueur et après destruction de mon ancienne cuisine, j'y glisse mon tout nouveau salon... Facile !

Une fois pensé, je me suis demandé à combien ce genre de chantier pouvait se chiffrer ? Donc, ni une ni deux, je prends rencard avec un entrepreneur pour mettre tout ça sur papier.

L'entrepreneur se pointe finalement (avec une demie heure de retard !) et j'avise alors un type, genre le géant vert, en tenue de travail. C'est à dire en pantalon pourri-plâtreux-troué, t-shirt à l'avenant et gros godillot de sécurité (hyper pourri, eux aussi. Raccord quoi !).

Le temps dehors fait grise mine, il pleut.

J'invite l'individu à entrer et là, sous mon regard incrédule puis horrifié, le bonhomme fait un pas de géant pour éviter le tapis qui n'attend que ses pieds dégueux !

Je tente de rester stoïck et tire du bout du pied le fameux tapis vers les objets du délit, ce faisant j'essuie ostensiblement une partie des dégâts ce qu'il remarque en s'excusant de pourrir ma maison (on croit rêver !) tout en faisant à nouveau un pas de géant pour passer au dessus du tissus et se diriger vers le salon qu'il souille avec application.

Là je suis résignée, le type fait partie de la catégorie des néandertaliens, il n'y a rien à faire ! Lui expliquer qu'il est plus facile de laver un tapis plutôt que toute une maison, est un concept qu'il n'appréhendera jamais !  

Alors je le suis, lui expliquant ce que je veux, écoutant ses suggestions tout en l'admirant semer son plâtre dans tout le rez-de chaussée où il laisse sur le carrelage sombre des empreintes humides et blanchâtres de son 45 fillette. Il prend ses mesures, il prend des notes, pousse de la jambe mon canapé cuire chocolat (que j'ai payé une fortune, en passant) et y dépose une ENORME marque plâtreuse bien visible qui me fait grincer des dents. Un rustre je vous dis ! 

J'ai chanté des mantras mentaux et l'ai même invité à s'assoir, ce qu'il a refusé (merci petit Jésus !). Et voilà !

Depuis j'attends le devis et je saurai à sa réception, s'il fait parti des escrocs locaux.

 

A suivre...

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