05.04.2008

Laser addict ?

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Dans la catégorie j'ai testé pour vous, j'ai dernièrement décidé de tester le laser...

Ma peau étant fragile, j'avais depuis quelques temps remarqué de légères marques de couperose sur les ailes délicates de mon non moins délicat nez. Les mois passant ces dernières se sont transformées en feu de signalisation dont l'intensité n'avait rien à envier aux gyrophares d'un camion de pompier. 

J'ai bien-sûr tenté de camoufler l'outrage pendant quelques temps, grâce à la poudre Bareminerals :

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Mais franchement, la nécessité d'effectuer des retouches toutes les 5 minutes heures, ne faisant pas partie de mes obsessions, ces dernières étaient aussi visibles qu'une carte balisée accrochée au milieu de mon visage. 
 
Lassée, je me suis renseignée et j'ai appris que ces hideuses petites marques pouvaient disparaître grâce au laser ! EUREKA !
Cela n'a fait ni une, ni deux, j'ai appelé ma dermatologue pour prendre rendez-vous.
 
Je ne sais pas trop pour Paris mais sur Monaco et proximité, il ne faut pas être pressé.
Donc, un mois plus tard, je me suis rendue à mon rendez-vous. J'ai dûment patienté une demie heure de plus que l'heure convenue et suis entrée dans la salle de torture où j'ai découvert les délices de me faire cramer le pif dans la joie et la bonne humeur !
Bah oui, faut quand même savoir que ça fait mal.
 
Les ailes du nez sont particulièrement sensibles, ce que l'on vérifie sans délai grâce aux bons soins du docteur qui vous canarde sans vous laisser le temps de respirer, le pif à la vitesse des éclairs générés par son instrument de torture. 
Dix secondes plus tard, j'étais en train de pleurer ma mère sous le masque de protection, bien avant qu'elle ne m'explique que la douleur provoquerait le réflexe de me faire larmoyer....sans blague ? 
 
Et donc : vive le mascara waterproof !
Et aussi : m*rde de ne pas avoir pensé à en mettre ! 
 
La séance a duré une petite dizaine de minutes, après quoi, il m'a fallu 1 minute pour arrêter de 'larmoyer' et encore 2 minutes supplémentaires pour réparer les dégâts, le tout sous le regard indifférent de ma dermato.
 
Indépendamment du fait que je n'ai pas trouvé franchement gratifiant de chialer comme une madeleine devant une presque inconnue, j'ai été agréablement surprise par la rapidité de l'action et le résultat quasi immédiat.
 
Avec un petit jour de recul, les démangeaisons et la sensation de brûlure s'atténue, mon nez par contre ressemble à une petite patate (c'est discret mais bien présent). Je badigeonne ce dernier avec de la Biafine et pense retrouver mon intégrité dimanche ou lundi.
 
Un petit check-up de vérification est prévu le 29 avril, date à laquelle je me lance dans l'épilation définitive (au laser !) des aisselles qui est d'ores et déjà annoncée comme particulièrement douloureuse !
 
Mais ceci fera l'objet d'une autre note...
 
P.S. : Alors que je descendais les 4 étages de l'immeuble de ma dermato pour rentrer chez moi, j'ai eu la surprise de croiser dans le hall d'entrée un spécimen de type masculin, le mètre 80, le gabarit costaux actif, le cheveux court plutôt clair, la barbe de 3 jours plutôt blonde et l'oeil bleu (bleu bleu bleu), l'allure sport chic, la trentaine. Il m'a regardé descendre la dernière volée de marches, moi, le cil humide, le nez vaguement rougi, et quand je suis passée à son niveau, il m'a décroché un sourire tout en fossettes et dents blanches. Un peu perturbée par ma récente expérience laserophile, j'avais bien remarqué le charme du lascar, mais d'une manière un peu abstraite, absente, peu concernée, mais quand il m'a sourit, l'oeil pétillant et intéressé,  j'ai faillit tomber raide morte sur le marbre.
Quand je me suis retournée comme ça, mine de rien, pour vérifier qu'il était vraiment aussi mignon de dos que de face,  j'ai pu également remarquer que lui aussi ne s'était pas gêné pour se retourner et me reluquer, comme ça, mine de rien !
Du coup j'ai refermé la porte du hall avec un sourire de 100 000 volts aux lèvres (en plus du cil humide et du nez vaguement rougi).   
 
Tout ça pour seulement 80 euros ! 

15.03.2008

Regain d'espoir

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Suite à ma dernière déconvenue (voir mes précédents déboires),   j'ai récemment repéré le nom d'un nouveau salon grâce à une publicité diffusée dans la presse  locale. 

Respectueuse et digne de la devise du scout que je n'ai jamais été, à savoir SOIT TOUJOURS PRET,  je reste sans faillir dans les starting-blocs, et donc, la pub n'est pas tombée dans l'oeil d'une aveugle. Dans la foulée,  je me connecte sur le site internet du-dit salon et slalom dans les menus. Tiens-tiens... Épilation définitive laser : Bingo ! Faut que je me renseigne.

Aussitôt décidé, aussitôt effectué ! Je prends ma petite voiture, et me dirige vers le salon potentiellement de mes rêves !

La devanture est engageante et promets des merveilles... j'entre.

Première impression :

        . Les lieux. Tout est blanc et gris, impersonnel. C'est étroit et plutôt lumineux. Ni pire, ni mieux qu'ailleurs.

       . Les employées : 3 dames couvent très collé-serrées un PC et semblent comploter avec force gloussements et ricanements. Bon en même temps, l'ambiance nunuche de poulailler est assez classique dans, a) les salons de coiffure et b) les salons esthétique, donc je ne me formalise pas.

2  des 3 dindes dames changent d'atitude en me voyant entrer, la troisième ne sait pas encore qu'elle travaille à l'acceuil du salon, ou alors c'est tellement récent que le concept n'a pas encore atteint son cerveau... Elle continue allègrement de ricaner tandis que les deux autres me renseignent sur l'épilation laser. Je fixe l'oeil égrillard de la donzelle suffisamment longtemps pour que cesse ces gloussements d'épileptique. Elle se pince visiblement contrariée d'être contrariée (tu vois le tableau !).

Et là, la greluche me jauge ! T'imagine ! Bientôt on va s'insulter et se frapper l'épaule de nos épaules respectives comme le faisait mes copains aux collèges en prémices de coups plus  violents ! Genre gorille de la jungle quoi ! Boudioux !

Une des deux dames, visiblement gênée, contourne la meuf (ziva !) et fait diversion en rejoignant sa collègue. 

On m'explique le principe de l'épilation laser, on me donne les tarifs et la liste exhaustive des différents soins pratiqués pendant qu'à mon tour je dévisage la hyène rieuse de la tête au pied. Et là je constate que l'animale déborde littéralement du comptoir d'ou l'expression : se bidonner comme une baleine (quand on dévisage moqueusement les gens, il faut s'assumer ou éventuellement en avoir les moyens ! Bref,  je me pardonne ce petit jeu de mot.) 

On me demande la couleur de mes poils.... Je retrousse ma manche et indique le duvet sur mon bras. Elles hochent la tête et me signalent que la tête laser pour cheveux blonds arrivera dans 3 mois.  Et l'une d'elle de préciser : oui, comme vous êtes plutôt blond vénitien (?!), il faudra attendre la nouvelle tête laser...

Misère, je digère l'information : blond vénitien ! C'est l'hallu !

Notez que je n'ai rien contre les rouquines. Le problème, c'est que en général ce sont les rousses qui se revendiquent rouquines, tout comme les blondes se revendiquent blondes et les brunes...brunes... Enfin bref, tu vois le concept.  

Et là, je me pose 3 questions :

1) Sait-elle seulement à quoi ressemble le blond vénitien ?

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que voici
 
2) Est-ce que j'ai vraiment l'air d'une rouquine ?
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je suis plutôt comme ça...
 
3) Vais-je y remettre les pieds ? 
 

 et donc.....à suivre !

 

 

04.02.2008

Tilt-épil !

De temps en temps, ça me reprend....

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Je recharge mes accus et repars à la recherche de l'esthéticienne qui me réconciliera avec les us et coutumes de la gent féminine...

Ferme de la décision de repartir à la chasse de l'oiseau rare, je profite de l'éclosion récente d'un nouveau salon pour prendre un rendez-vous par téléphone.

Premier contact : bizarre...

La dame qui répond fait partie de ces personnes qui ne se présentent pas lorsqu'elles décrochent. Donc aucun : 'INSTITUT TRUC, BONJOUR !' mais un 'oui ?'. Genre qui peut bien m'appeler en pleine journée pour me faire une surprise....

J'hésite, lui demande confirmation de l'endroit et de la fonction, la dame confirme avec un fort accent anglais.

Et là, je dois faire une petite parenthèse sur ce que m'évoque l'accent anglais.  J'ai suivi, il y a quelques années des cours de perfectionnement en anglais, généreusement offert par mon employeur. Le seul bémol de l'histoire, c'est le prof. 

Un sexagénaire bedonnant à tignasse  sel et poivre, l'oeil vicelard et accessoirement main baladeuse. Ce type, d'origine anglaise, se faisait passer pour un prof et dispensait ses longs monologues anglophones pendant les heures qui me servaient de cours de perfectionnement. Un vrai soporifique, le bonhomme !

Il ne manquait jamais de commencer ses cours par des questions très précises sur mes collègues femmes qui lui avaient tapé dans l'oeil (c'est à dire toutes les bombasses jeunes femmes de la boite). Et j'en passe sur les questions personnelles auxquelles j'ai eu droit...Du marié or not, au "ok pour un petit coup vite fait dans la voiture garée dans le parking sous terrain ?" * (j'exagère à peine sur la forme et même pas sur le font !).

Alors depuis à chaque fois que j'entends un accent anglais, je lutte contre un sentiment d'autodéfense anti vicelard.

Je suis traumatisée mais pas battue d'avance. Alors, faisant fi de l'accent de l'anonyme excentrique (so english ! ) je m'enquiers d'un rencard pour la semaine suivante. 

L'heure du RDV arrivant, je me dirige vers l'endroit de tous les dangers et pénètre dans l'antre du démon le royaume des femmes-fées. Et là, premier choc !

L'english-women pourrait être ma grand-mère, voir le résultat de la manipulation génétique de Chantal Goya versus Mamie Nova, plus l'accent... imagine le chaos mental dans lequel me plonge la découverte ! Beurk-beurk-beurk....

Mais bon, je me rassure illico en me disant que c'est la patronne et que bien sûr une employée pouponnée, coiffée, maquillée comme une femme-fleur va me recevoir dans sa salle des tortures son boudoir. 

Bas non ! Que nenni !

Résignée, je suis la "granny-Goya" dans une cabine (gloups) et l'interroge mine de rien. 

"Mais vous êtes toute seule, aucune employée ?".

Elle me zieute songeuse et rétorque.

"Yes, comme ça, je souis trrran'killl , je piou pa'tirr quand je viou !"

Et de penser in petto : p*tain !  

Premier agacement de ma part, la matronne me précède dans la cabine mais ne fait pas mine de me laisser un minimum d'intimité pour me désaper préparer .

Je prends mon temps, sort ostensiblement de mon sac, ma vieille culotte-spéciale-épilation-du-maillot et l'étale sur la table.  (Cette dernière ne me quitte plus pour de ce genre d'occasion et ce depuis que j'ai été confrontée au string en papier "sadiquement"  "gracieusement" offert par certains instituts. (La prochaine fois que je mettrai cette horreur, il faudra soit me payer, soit m'opérer, ou les deux. Non mais ! ). Elle avise mais ne bouge pas.

Agacée, je lui demande de bien vouloir me laisser me préparer parce que le strip n'est pas au menu du jour.  

Elle obtempère vaguement concernée.

Quelques instants plus tard, elle refait surface et sort une paire de loupe (vrai de vrai, pas des lunettes mais des loupes supers grossissantes) dont elle chausse son nez....par dessus sa paire de lunettes !

Re-p*tain ! En plus, elle est miraude !

Au lieu de sur ventiler, je choisie l'option du mantra-méthode-couet "je vais bien, tout va bien" "Ouah ! Une super pro à l'ancienne ! Avec ça, aucun poil rebel à la sortie !".

Elle s'atèle à la tâche, commence par le devant de mes tibias puis passe aux aisselles....(?)...

Et là, deuxième déconvenue.

Pas de jolie cire rose, délicatement déposée à la spatule sous mes aisselles non moins délicates. Non-non, elle utilise avec la détermination d'un bûcheron canadien le même stick de cire au rouleau.

Et va y que je tartine, elle ahane sous l'effort tandis qu'elle tente de lisser sa bande de papier sur une zone érogène non adéquat à l'exercice (!).

Là je tente une échappée mentale, vite avortée : non la cire ne part pas sous l'eau chaude, oui je vais être obligée de subir l'arrachement de mon bras qui va faire de moi une martyre manchote...

Arrive ce qui doit arriver...mon bras tombe avec un bruit mat, il rebondit au bout de la bande de cire qu'elle tient toujours en main.... quoi j'affabule ? Bon peut-être un peu quand même...

Re-re-p*tain ! Ça fait un mal de chien ! Je vois son oeil torve bovin me scruter au travers de sa loupe, indécise quant à l'éventuelle nécessité  d'appeler les urgences. Je souffle comme un boeuf pour reprendre mon souffle que la douleur a coupée et la rassure d'un hochement de tête. Qu'on en finisse !

Je n'ai plus qu'une envie, me barrer vite fait, bien fait. .../... deuxième aisselle écorchée vive épilée plus tard...

Elle passe au maillot. aïe-aïe-aïe. En quatre bandes, c'est torchée fini. Je commence à reprendre espoir... la sortie n'est plus très loin.

Avant de me retourner, elle m'enlève les traces de cire, me farine comme une baguette talc et me badigeonne de crème hydratante (seul truc sympa de la séance).

Je me retourne, elle entreprend de m'épiler les mollets. Elle en fait un...puis commence à m'hydrater les deux mollets !

Je me retourne et lui lance avec tact (du moins, me semble-t-il) : vous avez oublié de faire le droit !

Elle marque un temps d'arrêt avant de s'écrier : "ho ! On est baâaaaarrrr' jo !"

Sans déc*onner ! A elle toute seule, elle en fait une équipe ...et ses adversaires !

Elle termine (tant bien que mal) et déjà je sais, oui je sais, que je peux à nouveau sortir mon silk-épil (dès demain, lorsque le feu de l'écorchement serra moins vif) pour terminer son sale boulot. Mais je serre les dents et me rhabille à la vitesse de l'éclair. La quille n'est pas loin, mais il ne faut pas faiblir.

Et alors que j'aperçois la lumière du soleil au bout du tunnel au travers de la vitrine, elle m'achève d'un coup de massue derrière la tête en me demandant suavement :

"cela ferrrrra, quaruouannntte zet oueurrrro !"

P*tain ! L'arnaque a encore frappée !

 

PS: à ce jour, je n'ai toujours pas enterré mon fidèle silk-épil et envisage même d'investir dans le nouveau modèle (avec tête pour zones délicates (!).

PS 2 : Deux jours ! C'est le temps qu'il a fallu à mes pauvres aisselles, pour s'en remettre ! Deux jours à se mettre du déo "like a virgin, touch for the first time".... 

 

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* en français dans le texte